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  • Repas du Seigneur
    Étude perspicace des Écritures (volume 2)
    • Ni transsubstantiation ni consubstantiation. Quand il présenta le pain, Jésus avait toujours son corps de chair. L’après-midi suivant (du même jour selon le calendrier hébreu, le 14 Nisan), ce corps, complet et entier, devait être offert en sacrifice pour les péchés, parfait et sans défaut. Jésus garda également tout son sang en vue de ce sacrifice parfait. “ Il a répandu son âme [qui est dans le sang] dans la mort. ” (Is 53:12 ; Lv 17:11). Par conséquent, au cours du repas, Jésus n’opéra pas une transsubstantiation miraculeuse, changeant le pain en sa chair et le vin en son sang. Pour les mêmes raisons, on ne peut avancer qu’il provoqua miraculeusement la présence de sa chair et de son sang dans le pain et dans le vin ou leur combinaison avec le pain et le vin, comme l’affirment les tenants de la consubstantiation.

      Cela n’est pas infirmé par les paroles de Jésus en Jean 6:51-57. Jésus ne parlait pas ici du Repas du Seigneur ; celui-ci ne fut institué qu’une année plus tard. Les actions de “ manger ” et de ‘ boire ’ dont il est question dans ce récit se font au sens figuré en exerçant la foi en Jésus Christ, ce qu’indiquent les versets 35 et 40.

      En outre, manger réellement de la chair humaine et boire du sang seraient du cannibalisme. C’est pourquoi les Juifs qui n’exerçaient pas la foi et qui ne comprirent pas la déclaration de Jésus, parlant de manger sa chair et de boire son sang, furent choqués. Cela reflétait le point de vue des Juifs sur la consommation de chair et de sang humains, point de vue inculqué par la Loi. — Jean 6:60.

      Par ailleurs, boire du sang était une violation de la loi divine donnée à Noé avant l’alliance de la Loi (Gn 9:4 ; Lv 17:10). Le Seigneur Jésus Christ n’encourageait jamais à transgresser la loi divine (voir Mt 5:19). Qui plus est, Jésus ordonna : “ Continuez à faire ceci en souvenir de moi ”, et non en sacrifice de moi. — 1Co 11:23-25.

      Le pain et le vin sont donc des emblèmes, qui représentent la chair et le sang de Christ de manière symbolique, tout comme l’étaient ses paroles disant de manger sa chair et de boire son sang. Jésus avait répondu à ceux que ses paroles avaient offensés : “ Vraiment, le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde. ” (Jean 6:51). Cela fut donné à sa mort en sacrifice sur le poteau de supplice. Son corps fut enterré, et son Père le fit disparaître avant qu’il ne voie la corruption (Ac 2:31). Personne ne mangea jamais au sens littéral de sa chair ni ne but de son sang.

      Observé selon les règles et dans l’ordre. La congrégation chrétienne de Corinthe s’était retrouvée à certains égards dans une situation spirituelle critique, de sorte que l’apôtre Paul écrivit : “ Beaucoup parmi vous sont faibles et malades, et bon nombre dorment dans la mort. ” Cette situation était due en grande partie à leur mauvaise intelligence du Repas du Seigneur et de sa signification. Ils ne respectaient pas le caractère sacré de cette célébration. Certains apportaient leur repas qu’ils prenaient avant ou pendant la réunion. Parmi eux, il en était qui buvaient trop et finissaient ivres, tandis que d’autres membres de la congrégation qui n’avaient pas à manger avaient faim et se sentaient honteux à côté de ceux qui avaient beaucoup. L’esprit somnolent ou préoccupé par autre chose, ils n’étaient pas en condition pour avoir part aux emblèmes et en saisir pleinement le sens. De plus, la congrégation était divisée parce que certains montraient une préférence pour Pierre, d’autres pour Apollos, et que d’autres encore comptaient sur la direction de Paul (1Co 1:11-13 ; 11:18). Ils ne comprenaient pas que cette célébration devait mettre l’accent sur l’unité. Ils n’étaient pas vraiment conscients de la gravité de la question, que les emblèmes représentaient le corps et le sang du Seigneur et que le repas commémorait sa mort. Paul souligna le grave danger que couraient ceux qui avaient part aux emblèmes sans discerner ces aspects. — 1Co 11:20-34.

  • Repentance
    Étude perspicace des Écritures (volume 2)
    • REPENTANCE

      Le verbe “ se repentir ” signifie “ éprouver du regret ou du mécontentement concernant une action ou une conduite passée (ou envisagée) ” ou encore “ ressentir du regret, du remords, des scrupules, pour avoir fait ou n’avoir pas fait (quelque chose) ”. Dans de nombreux passages des Écritures, c’est là l’idée du mot hébreu naḥam. Naḥam peut signifier “ avoir du regret, observer une période de deuil, se repentir ” (Ex 13:17 ; Gn 38:12 ; Jb 42:6), mais aussi “ se consoler ” (2S 13:39 ; Éz 5:13), “ se débarrasser (de ses ennemis par exemple) ”. (Is 1:24.) Que ce soit du regret ou de la consolation, il s’agit, on le voit, d’un changement d’état d’esprit ou de sentiments.

      En grec, deux verbes sont utilisés en rapport avec la repentance : métanoéô et métamélomaï. Le premier se compose de méta, qui signifie “ après ”, et de noéô (apparenté à nous, la pensée, disposition, ou conscience morale), qui signifie “ percevoir, discerner, saisir mentalement ou être informé ”. Par conséquent, métanoéô signifie littéralement “ savoir après ” (par opposition à “ savoir d’avance ”) et il évoque un changement de disposition, d’état d’esprit ou d’intention. Quant à métamélomaï, il vient de mélô, qui signifie “ prendre soin de ou s’intéresser à ”. Le préfixe méta (après) donne au verbe le sens de ‘ regretter ’ (Mt 21:29 ; 2Co 7:8) ou de ‘ se repentir ’.

      Ainsi, métanoéô met l’accent sur le changement de point de vue ou de disposition, le rejet du passé, d’une intention ou d’une action jugés indésirables (Ré 2:5 ; 3:3), tandis que métamélomaï appuie davantage sur le sentiment de regret qu’éprouve la personne (Mt 21:29). À ce sujet, l’ouvrage Theologisches

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